Pour la première fois, le numéro un des créateurs d’emplois en France est une startup

Vincent Lorphelin

Auteur : Vincent Lorphelin
Publié le 12 Avr 2013 dans La presse en parle, nos réflexions & propositions

Le CercleLes Echos

En 2013, la figure de proue de la lutte contre le chômage sera une jeune entreprise. Il s’agit d’un signal fort de la nouvelle place de l’entrepreneuriat dans l’économie.

La liste classique des premiers recruteurs français, publiée par le magazine Challenges, semble consacrer cette année encore l’indétrônable Mc Donald’s, avec 44 000 embauches. Cependant, ce chiffre est en trompe-l’oeil. Mc Donald’s fait en effet travailler beaucoup d’étudiants, ce qui génère un turnover atteignant 80%. Il s’agit donc surtout d’emplois de remplacement et non d’emplois créés. En fait, le bilan social de McDonald’s France est négatif, puisque son effectif total a baissé de 7000 salariés en 2012, selon Great Place To Work.

En analysant de la même manière les rapports annuels de toutes les sociétés du classement, les performances s’étalent entre 10 000 suppressions d’emplois par la Poste en 2011 jusqu’à 1400 créations d’emplois par Vinci en 2012, avec une moyenne de 900 postes perdus par groupe. Non cotée, la société O2 ne publie pas de rapport annuel, mais quelques chiffres ont été diffusés dans la presse. Cette entreprise de services à la personne a créé en moyenne 1000 emplois par an depuis sa fondation en 2004, et annonce 1500 créations supplémentaires pendant l’année 2013. Ainsi, pour la première fois, une startup devient le chef de file des créateurs d’emplois français.

Il s’agit pour l’instant d’un cas isolé, mais ce signal doit néanmoins retenir l’attention. Lors de la révolution industrielle du XIXème siècle, les grands groupes français étaient englués dans une crise interminable et plus lourde encore que celle que nous traversons. La Grande Dépression a commencé à se stabiliser et la croissance a repris au début des années 1890 grâce au bouillonnement des startups innovantes. Chacune était d’abord économiquement indétectable. Les indicateurs de l’émergence des Peugeot, Crédit Agricole, Vallourec, Michelin, Lanvin ou autres Lyonnaise des Eaux, ne se sont en effet révélés que tardivement.

De même aujourd’hui, le foisonnement des initiatives innovantes et la présence d’une startup en tête de classement des créateurs d’emploi révèlent un changement de fond : l’entrepreneuriat semble devoir s’affirmer de nouveau, plus d’un siècle plus tard, comme le premier moteur de l’emploi et de la croissance

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Vincent Lorphelin

Auteur : Vincent Lorphelin
Publié le 12 Avr 2013 dans La presse en parle, nos réflexions & propositions

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