Qui sommes-nous ?

l’Institut de l’iconomie en chiffres

  • 27 membres : 25% d’entrepreneurs, 25% d’économistes, DSI, dirigeants, statisticiens, chercheurs, sociologues, consultants et enseignants
  • 100 partenaires, témoins de l’iconomie et experts associés
  • 2 livres par an
  • 10 tribunes par an dans la presse économique et nationale : Les Echos, le Monde, La Tribune, Alliancy
  • 26 interviews videos par an d’entrepreneurs de l’iconomie
  • 12 interviews par an des membres dans la presse : Challenges, Le Figaro, La Croix, l’Humanité, BFM, Liaisons Sociales, Entreprises & Carrières, Xerfi Canal
  • 5 conférences et évènements par an : X-Mines Consult, Xerfi, INSEAD, Société Française de Prospective, Fondation Concorde, Fondation Res Publica, Palmarès des créateurs d’emplois
  • 6 blogs

Mission

La société se transforme aujourd’hui en profondeur comme après chaque révolution industrielle.  Un monde nouveau se crée sur le socle physique que fournit le « numérique » avec l’informatisation, l’automatisation, l’internet et la mise en réseau des institutions, du système productif et de la vie personnelle. Il faut que notre pays sache adapter ses entreprises, ses institutions, il faut qu’il s’oriente vers une économie nouvelle : l’iconomie. Si cette adaptation échoue la France perdra son droit à la parole dans le concert des nations : elle sera dominée et colonisée comme le furent au XIXe siècle les pays qui ont refusé l’industrialisation.

Nous fixant pour mission d’éclairer les voies d’un retour à la compétitivité et à l’équilibre des échanges de la France, l’Institut de l’iconomie, think tank indépendant, veut fournir aux dirigeants une boussole qui oriente leur chemin.

l’Iconomie

iconomie – n.f. (gr. eikon, image, et nomos, organisation). Société dont l’économie, les institutions et les modes de vie s’appuient sur la synergie de la microélectronique, du logiciel et de l’Internet.

L’émergence de l’iconomie n’est ni un choix, ni une hypothèse, ni une théorie : c’est la conséquence directe des transformations technologiques qui se sont produites dans le dernier quart du XXe siècle.

Il ne faut pas s’y tromper : le numérique n’introduit pas dans notre société une évolution mineure que l’on puisse maîtriser en ne considérant que les transformations que l’Internet introduit dans les droits d’auteur et dans l’économie des médias. Il nous fait franchir un intervalle aussi large que celui qui a séparé naguère la société rurale et féodale de l’ancien régime de celle, industrielle et bourgeoise, qui s’est déployée après la Révolution.

Le numérique automatise en effet progressivement toutes les tâches répétitives, quelles soient manuelles ou intellectuelles : les usines et les bureaux se vident d’ouvriers et d’employés pour se remplir de robots. En outre la puissance et la rapidité des ordinateurs, l’ubiquité de l’Internet, l’intelligence incorporée dans les programmes ont élargi le domaine du possible et, corrélativement, suscité des dangers nouveaux.

L’« iconomie » est le système économique qui permet aux consommateurs, aux entreprises, aux institutions et à l’État de tirer pleinement parti du système technique fondé sur la microélectronique, l’informatique, l’Internet et l’intelligence partagée.

Ce saut qualitatif vers l’iconomie bouleverse les conditions pratiques de l’action productive et donc les entreprises, le marché, les formes de la concurrence et plus généralement toutes les institutions.

Notre action

L’action des décideurs doit être guidée par une meilleure intuition de l’avenir. Il faut penser l’existence, le fonctionnement et les conséquences du couple que forment dans l’action l’être humain et l’automate programmable.

Cette pensée ne sera jamais achevée car le phénomène qu’elle considère est d’une complexité illimitée, mais la valeur d’une pensée réside moins dans son achèvement que dans son orientation et son dynamisme, ce dernier couplé au dynamisme historique du phénomène : il faut comprendre et faire comprendre non pas l’état actuel de l’informatisation, mais l’élan qui l’a portée vers cet état et qui l’emporte vers le futur.

Nous faisons ensuite rayonner la pensée ainsi conquise, au travers des canaux médiatiques, de sorte qu’elle puisse être captée par les esprits désireux de comprendre.

Il s’agit de procurer à chacun non pas une connaissance experte de la pile des techniques informatiques et sociologiques que l’informatisation comporte (c’est hors de portée), mais une intuition exacte de son fonctionnement de telle sorte que les individus et les institutions puissent tirer parti des possibilités qu’elle apporte, et maîtriser les dangers qui les accompagnent.

Il faut se rappeler que la France a perdu un temps considérable dans son électrification en voulant protéger en 1888 les gaziers et les compagnies d’omnibus à cheval. La France n’est pas la seule à commettre ce type d’erreur : la Grande-Bretagne a elle-même pris du retard dans l’adoption de l’automobile en imposant qu’elle soit précédée par un piéton agitant un drapeau rouge.

Notre méthode

Nous sommes organisés en « ThinkLab ». Tout membre peut se saisir de tout sujet entrant dans le cadre de notre mission, le présenter sous forme de « pitch » pour fédérer les bonnes volontés parmi les membres et le réseau de l’Institut, puis lancer son projet. Nous pensons en effet que cette approche entrepreneuriale permet d’éviter deux écueils : celui du simplisme, qui généralise abusivement un schéma de pensée séduisant. Celui de l’universalisme, qui aboutit à des représentations illisibles.

Notre Institut est ouvert aux demandes d’admission de nouveaux membres qui (i) sont sollicités par un membre actuel, (ii) participent de manière notoire à l’objet de l’Institut, c’est-à-dire qui aident les décideurs à concevoir le passage à l’Iconomie, (iii) qui portent un projet et contribuent à plusieurs projets de l’Institut et (iv) qui adhèrent à l’association.

Notre Institut développe un réseau d’experts qui participent à ses projets.

Nous discutons avec les entreprises déjà engagées dans l’Iconomie et recueillons leur témoignage. La réussite exemplaire de certaines entreprises, de certaines institutions, montre la voie.

A qui nous adressons-nous ?

Aux entreprises

En automatisant les tâches répétitives, les entreprises doivent inventer de nouvelles articulations entre l’intelligence humaine et les ordinateurs en réseau, apprendre à travailler en partenariat pour assembler des systèmes de biens et de services de qualité, comprendre que leur système d’information est le levier de leur efficacité, chercher à conquérir et à renouveler par l’innovation des positions de monopole, progresser dans un « commerce de la considération » avec leurs salariés, partenaires, fournisseurs et clients auxquelles elles se rendent capables de procurer des « effets utiles ».

Nous évitons de stigmatiser les dirigeants ou tout autre bouc émissaire traditionnel de nos défaillances collectives. Gilbert Simondon (1) nous invite en effet à nous souvenir que « comme la culture est élaborée par la masse de ceux qui sont gouvernés, le pouvoir qu’exerce un homme vient des gouvernés et y retourne ».  C’est donc en agissant sur la culture que nous pouvons faire naître la compréhension du phénomène.

A l’État

Malgré les années de retard qui ont été prises, l’État peut contribuer à replacer la France dans l’économie et la société mondiales. Il devra pour cela mener la révolution technologique dans les grands services publics (enseignement, santé, justice etc.) qui sont tragiquement sous-informatisés et sous-organisés ; susciter la formation des compétences nécessaires, par l’école ou par le recyclage ; orienter le système productif vers l’iconomie de telle sorte que la Nation retrouve le plein emploi, l’équilibre des échanges et le bien-être ; combattre la prédation informatisée – optimisation fiscale et blanchiment – qui parasite l’économie.

Au grand public

L’iconomie ne peut émerger que si les consommateurs font preuve de discernement et choisissent les produits qu’ils consomment selon leur rapport qualité / prix.

Bureau de l’association

NB : L’Institut de l’iconomie a été créé en décembre 2013 (voir les statuts de la création en PDF). A l’origine, sa dénomination était « Institut Xerfi ». Au-delà de ce changement d’identité, la mission du think tank est inchangée.